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Urgence et développement

Deux formes de solidarité internationale complémentaires ?

Définitions à connaître et à distinguer

L’action humanitaire : secours d’urgence aux populations les plus démunies, et aide en cas de guerres, de catastrophes naturelles, d’épidémies ou encore de famines.

Le développement et développement durable par extension :  il s’agit de rechercher un équilibre entre le développement économique, la protection de l’environnement, la satisfaction des besoins dans le domaine social et le respect des expressions culturelles et politiques. « satisfaire nos besoins actuels, sans compromettre ceux des génération futures ».

1 - «  Réagir dans l’urgence »

Opérations de premiers secours, alléger au plus vite les souffrances des hommes, sauver des vies, fournir les besoins de base : accès à l’eau potable, alimentation, à la médecine pour répondre à une situation de crise : catastrophe naturelle ou humaine :  guerre, déplacement massif de population, cyclone, famine, épidémie, tremblement de terre… avec des moyens logistiques (matériels) et humains (secours, médecins , militaires…) =  il s’agit de l’aide d’urgence.

C’est en agissant dans l’urgence, dans les premières 48 heures que l’on peut sauver des vies, il faut donc faire très vite :
- d’où l’importance d’avoir des partenaires locaux ou de collaborer avec des ONG, ou d’autres instances déjà sur place.
- Quelle place du don dans l’urgence ?
Attention à la forme du don. Les dons en nature ne sont pas toujours adaptés aux situations locales et aux besoins du moment.

L’argent se révèle souvent plus efficace que les dons matériels, il permet l’achat sur place ou  à proximité des secours nécessaires, ainsi il permet d’agir plus rapidement.

Mais dans les cas d’urgence extrême où tout est dévasté, où la famine et le manque d’eau guette, les dons en nature peuvent se révéler indispensables : nourriture de base, médicaments et premiers soins, kits de survie, rations d’eau potable….Les dons en nature sont utiles aussi si l’aide nécessaire n’existe pas sur place ou à proximité.
Cependant, ces dons en nature doivent être acheminés très vite, et l’acheminement peut être compromis par les réseaux de transport quand ceux ci ont été mis à mal lors de la catastrophe (routes dévastées par un tremblement de terre…). De même, ils exigent un travail logistique très rigoureux sur le terrain, notamment au moment de la distribution : elle doit être rapide et équitable.

Après la phase d’urgence, les dons en nature qui sont un premier secours, vient la phase de réhabilitation, il s’agit de passer de l’aide alimentaire et médicale à un soutien aux sinistrés pour une reconstruction.

2 - Agir dans la durée

Reconstruire, améliorer les conditions de vie des populations, les aider à prévenir de nouvelles catastrophes ou les mettre durablement à l’abri de nouvelles situations de crise, il s’agit de l’aide au développement.

Exemple : reconstruction d’hôpitaux, d’ écoles, construire des puits ; maintenir durablement la paix ; faire progresser la médecine ; former des personnels pour le développement de la science, de la culture, de l’éducation…

L’aide au développement vise donc à améliorer durablement les conditions de vie d’un pays, elle s’appuie sur les ressources et moyens du pays ; il est indispensable que les hommes soient les propres acteurs de leur développement.

Quelle place du don dans le développement ?

Le don ne doit être qu’une étape du processus de développement, il est utile dans une politique à court terme (notamment dans les situations d’urgence, cf. § 1) mais il ne peut surtout pas remplacer une action dans la durée où il est important de rendre l’autre, non pas seulement un simple bénéficiaire, mais un acteur de son propre développement. (voir fiche don/collecte)

Il est bénéfique de travailler afin que les populations locales accèdent à l’autonomie de leur propre production et ne pas confier la solidarité aux seuls professionnels (ONG).  Les bénéficiaires de l’aide doivent être co- responsables du projet dans la durée, avant (sonder les besoins réels), pendant (participation technique, matérielle…), et surtout après : la population qui a pu s’approprier le projet utilisera ce qui a été réalisé, le protégera, en assurera vraiment le suivi.

 
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